Porsche Panamera 4S : Reine de l’Autobahn…

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LG-4 1:2 stars

Alors que la première génération de Panamera n’aura jamais convaincu avec son esthétique pataude, cette seconde génération plaît d’emblée avec une ligne directement inspirée de la dernière 911… Mais qu’en est-il de l’expérience à son volant ?

Pour répondre à cette question, nous avons profité d’un déplacement au Nord de l’Allemagne en parcourant près de 1000 km d’Autobahn au volant d’une des voitures qui se prête le mieux à cet exercice. Notre périple consistait à faire l’aller-retour Luxembourg-Paderborn en passant par Wiesbaden, soit de belles portions autoroutières où les limitations de vitesses étaient relativement absentes… Top ! Précisons que le but de notre voyage n’était pas anodin puisqu’il s’agissait de visiter deux concessions afin de dénicher une belle 911 d’occasion, une 997 phase 2 pour être précis. Débarquer chez Porsche avec la toute dernière Panamera pour choisir une 911, avouez que ça le fait !

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Esprit 911

Mais revenons à nos moutons… Notre Panamera d’essai était une 4S dotée du nouveau 3,0l V6 biturbo qui développe 440 ch, pas mal comme rendement ! Avec près de 40.000 EUR d’options, son équipement était pléthorique et comptait par exemple les 4 roues directrices, la suspension PASM, la caméra vision de nuit, la sono Burmeister, les sièges chauffants, ventilés et électriques aux quatre places, le toit panoramique, etc. Bref, il ne lui manquait pas grand-chose, ce que confirmait l’addition finale de près de 150.000 EUR ! En découvrant notre exemplaire au Porsche Zenter de Howald, la taille imposante de cette Panamera nous surprenait d’emblée, elle ressemblait à s’y méprendre à une 911 XXL !

En découvrant la nouvelle Panamera, on croyait voir une 911 XXL !

Vue de derrière, ses optiques fins à led rappellent sans équivoque ceux de la 991 phase 2, surtout en configuration 4S pourvue du pont lumineux reliant les côtés droit et gauche de la poupe. Les ailes arrière sont également caractéristiques de la 911 avec un superbe galbe ressemblant à une chute de rein féminine… très sexy ! Mais c’est encore de profil que la nouvelle Panamera a franchement gagné en élégance avec une ligne de toit plus plongeante et plus basse. Bref, elle peut désormais prétendre au statut de 911 4 portes sans avoir à rougir d’une plastique ingrate.

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Espace et technologie

A son bord, comme sur la première génération, on retrouve un vaste habitacle avec une planche de bord verticale et sobre à souhait. Face à lui, le conducteur découvre le nouveau combiné d’instruments qui fait appel à l’affichage digital de part et d’autre du compte-tour analogique logé en son centre. Les diverses variantes d’affichage se sélectionnent via les molettes rotatives du volant et, une fois les bons réglages établis, on retrouve les 5 cadrans ronds caractéristiques en clin d’œil à la 911. Au centre du tableau de bord, l’énorme écran tactile de 12’’ fournit toutes les informations du multimédia, de la téléphonie, de la navigation mais aussi tous les réglages du véhicule qui devient de plus en plus sophistiqué (gestion des paramètres de conduite assistée, des modes moteur et châssis, le réglage des sièges massants…). Au pied de cet écran naît l’imposante console centrale qui incorpore de multiples fonctions activables tactilement à la manière d’un écran de smartphone comme c’était déjà le cas sur la 918 Spyder. L’ergonomie générale est excellente si ce n’était la position des boutons de réglage du volume du son et de sélection des menus de l’écran central. En effet, ils se situent juste sur l’avant du levier de la boîte de vitesse qui gêne leur manipulation. Idem pour le bouton des feux détresse… Dommage !

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Sport et confort

Au volant, on jouit d’une position de conduite idéale grâce aux multiples réglages des excellents sièges sport que l’on retrouve aux quatre places. Comme dans toute Porsche, le démarrage du moteur se fait du côtéVolcano_Grey_Panamera_Turbo_71 gauche du volant via une petite clé qui est désormais solidaire du tableau de bord. Contact, moteur et un son discret mais bien présent émane des 4 sorties d’échappement qui disposent ici de la fonction « sport » activable depuis le cockpit. Les premiers kilomètres se passent tout en douceur avec la nouvelle boîte de vitesse PDK qui engrène ses 8 rapports sans que l’on ne s’en rende compte. La conduite fluide, la suspension souple, le niveau sonore feutré et le confort des sièges nous feraient croire être au volant d’une limousine luxueuse… Mais on réalise qu’on se trouve à bord d’une Porsche dès les premières accélérations, et surtout, les premiers virages ! Dans ces conditions le moteur donne la voix et la direction, précise et tranchante, place cette grande auto au millimètre avec une aisance déconcertante. Une facilité à mettre à la charge des 4 roues directrices qui transfigurent la conduite en donnant l’impression d’être au volant d’un véhicule bien plus compact.

On réalise qu’on se trouve à bord d’une Porsche dès les premières accélérations, et surtout, les premiers virages !

En contrepartie, en conduite musclée cette techlologie particulière donne carréement le mal de mer aux passagers arrière… déroutant ! Les progrès des motoristes Porsche sautent aux yeux tant les performances du nouveau moteur 3.0l V6 sont impressionnantes, ses capacités de relance et son aptitude à monter dans les tours sont tout bonnement exceptionnelles. D’autre part, il se montre attachant avec un caractère entier et une sonorité mélodieuse… de quoi combler son conducteur d’autant qu’il sait se montrer sobre en carburant, une réussite ! Cette magnifique et rapide automobile, bardée des dernières technologies pour rendre sa conduite sûre et efficace est un véritable outil pour avaler les kilomètres sur autoroute allemande… Ah, si seulement les autres pays d’Europe adoptaient les limites de vitesse des Autobahn !

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Fiche Technique

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